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Monjangaia

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C'est un blog d'informations et d'analyses sur l'actualité internationale en général, et, malgache, en particulier.

Publié le par Eddy Rabe
"The Greatest" ou le plus grand, c'est le surnom donné à Mohamed Ali au vu de sa carrière époustouflante. Son palmarès atteste, à juste titre, ce surnom: en 61 combats, il remporta 56 victoires dont 37 par KO.

"The Greatest" ou le plus grand, c'est le surnom donné à Mohamed Ali au vu de sa carrière époustouflante. Son palmarès atteste, à juste titre, ce surnom: en 61 combats, il remporta 56 victoires dont 37 par KO.

Mohamed Ali Cassius Clay est décédé hier soir à l'âge de 74 ans à Phoenix en Arizona aux Etats-Unis. Considéré comme l'un des plus grands boxeurs de tous les temps, Mohamed Ali a marqué sa discipline par son punch, son sens de l'esquive et son jeu de jambes. "Vole comme un papillon, pique comme l'abeille, vas-y cogne mon gars, cogne", tel fut son crédo, illustrant parfaitement la technique de celui qui fut champion olympique aux Jeux Olympiques de Rome en 1960 alors qu'il n'avait que 18 ans. Sa technique révolutionna la boxe mais jamais il n'a été égalé dans son style. Ainsi il devint le premier boxeur triple champion du monde des poids lourds et fut l'instigateur de combats de légende dans la boxe. Mais Mohamed Ali, c'était aussi un homme engagé et de convictions. Il a d'abord surpris et parfois choqué quand il refusa de rejoindre l'armée américaine dans la guerre du Vietnam. Cette incartade lui valut la déchéance de ses titres, une interdiction de boxer pendant plus de 3 ans et la prison. Ensuite, né Cassius Marcellus Clay Junior, il se reconvertit à l'Islam après avoir rejoint le mouvement la Nation de l'Islam et prit le nom de Mohamed Ali. Ses prises de position et ses convictions, malgré des polémiques, ont fait aussi connaître l'homme à très fort caractère que fut Mohamed Ali. La reconquête de son titre après sa suspension, dans un match épique considéré comme le match du siècle face à George Foreman à Kinshasa au Zaïre (actuelle République Démocratique du Congo), démontra la personnalité de Ali: un sportif confiant, sûr de ses qualités et un homme parfois arrogant et charismatique. A l'issue de sa victoire à Kinshasa en ce soir du 30 octobre 1974, dans un Stade du 20 mai plein comme un oeuf, il assit considérablement sa notoriété aux yeux du monde entier et devint un héros du continent africain, terre de ses ancêtres, conquis entièrement à sa cause. Cette notoriété et son palmarès ont bâti la vie et la carrière de ce sportif de légende qui dut engager un ultime combat dans les années 80, celui de la maladie de Parkinson. En 1996, aux Jeux Olympiques d'Atlanta (USA), le monde entier fut stupéfait et ému en voyant le grand Mohamed Ali tout tremblotant, déjà entamé par la maladie, avec la flamme olympique essayant d'allumer le vasque. Digne et fier, il n'a pas voulu, comme à son habitude, se dérober face à la maladie. Trente-deux ans durant, il a mené ce combat, le dernier de sa vie. Au-delà des titres, Mohamed Ali eut été couronné de plusieurs nominations prestigieuses qui l'introduisirent dans le Panthéon des sportifs. Le monde entier s'émerveilla de ses exploits car ce fut un grand boxeur qui érigea le noble art dans une sphère qui porte bien son nom. Mais le gong du dernier round a retenti et Mohamed Ali s'en est allé... Une légende a raccroché ses gants car il faut bien une fin à un combat. Repose en paix Champion!

EDDY RABE

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Publié le par Eddy Rabe
Le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana, chef du gouvernement, a présenté officiellement ce 15 avril son équipe forte de 32 membres. Il est le 3ème Premier ministre sous l'ère Rajaonarimampianina en moins de 3 ans de son quinquennat.

Le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana, chef du gouvernement, a présenté officiellement ce 15 avril son équipe forte de 32 membres. Il est le 3ème Premier ministre sous l'ère Rajaonarimampianina en moins de 3 ans de son quinquennat.

Quarante-huit heures après la passation du pouvoir entre le nouveau et l'ancien Premier ministre, le gouvernement Mahafaly a été formé et les noms des membres du nouveau gouvernement ont été divulgués. Si, sans surprise, les ministres proches du président de la République ont été reconduits, un grand lessivage s'est produit au sein du HVM (parti présidentiel) dans la formation de ce nouveau gouvernement. Ainsi, le président du HVM, Rivo Rakotovao, a été écarté de son super-ministère, celui de l'Aménagement du Territoire et des Projets présidentiels; il occupe désormais le très discret Ministère de l'Agriculture et de l'Elevage. Le très contesté ancien ministre des transports, Ulrich Andriantiana et non moins trésorier du HVM a, lui, été débarqué. Il paie dans ce remue-ménage gouvernemental sa désinvolture sur l'application controversée de l'ACD (Advanced Cargo Declaration) que le gouvernement a fini par abandonner suite aux pressions des opérateurs économiques et de certaines chancelleries étrangères. Dans l'ensemble, l'on peut dire que les deux chefs de l'Exécutif ont tenté un semblant d'ouverture en intégrant des députés comme Toto Raharimalala Marie Lydia ou Rabenirina Jean-Jacques. Des noms bien connus de la scène politique malgache font également leur apparition comme les anciens compagnons de route de Marc Ravalomanana, Andriamiseza Charles ou Rafatrolaza Bary Emmanuel. On peut constater que ce troisième gouvernement du quinquennat de Hery Rajaonarimampianina reflète la volonté du Premier ministre de dégager une équipe prête au "combat" face aux difficultés, ô combien multiples, que doit surmonter le pays. Bref, c'est un gouvernement serré autour des fidèles du président de la République au vu des ministères régaliens et stratégiques dévolus à ces derniers. Il a voulu s'entourer de fidèles pour dynamiser son mandat englué dans l'immobilisme car il abat là l'une de ses dernières cartes (3 Premier ministres en 2 ans et demi de mandat). Mais d'aucuns voient dans la démarche, notamment dans la nomination de Olivier Mahafaly, une pure préparation de 2018 (année de la prochaine présidentielle). Le temps nous dira si c'est ce nouveau gouvernement saura se rendre efficace au profit d'un développement inclusif pour l'intérêt des 22 millions de Malgaches. Difficile à croire au vu de ce que ce pouvoir a montré jusqu'ici mais le Premier ministre l'a martelé lors de la passation du pouvoir au Palais de Mahazoarivo mercredi dernier. Espérons que les paroles se joindront aux actes.

Voici donc les noms des 32 membres du gouvernement Mahafaly nommés ce 15 avril 2016 par décret présidentiel:

1°- Ministre auprès de la Présidence chargé des Projets présidentiels, de l'Aménagement du Territoire et de l'Equipement: RAFIDIMANANA Narson

2°- Ministre auprès de la Présidence chargé de l'Agriculture et de l'Elevage: RAKOTOVAO Rivo

3°- Ministre auprès de la Présidence chargé des Mines et du Pétrole: ZAFILAHY Ying Vah

4°- Ministre de la Défense Nationale: Général de Corps d'Armée RASOLOFONIRINA Béni Xavier

5°- Ministre des Affaires étrangères: ATALLAH Béatrice Jeannine

6°- Garde des Sceaux, Ministre de la Justice: ANDRIAMISEZA Charles

7°- Ministre des Finances et du Budget: RAKOTOARIMANANA François Marie Maurice Gervais

8°- Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation: MAHAFALY Solonandrasana Olivier

9°- Ministre de la Sécurité publique: ANANDRA Norbert

10°- Ministre de l'Economie et du Plan: Général de Corps d'Armée RAVELOHARISON Herilanto

11°- Ministre de la Santé Publique: ANDRIAMANARIVO Mamy Lalatiana

12°- Ministre de l'Education Nationale: RABARY Andrianiaina Paul

13°- Ministre de l'Industrie et du Développement du Secteur Privé: NOURDINE Chabani

14°- Ministre du Commerce et de la Consommation: TAZAFY Armand

15°- Ministre des Travaux publics: RAZAFIMANDIMBY Eric

16°- Ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'Administration: MAHARANTE Jean de Dieu

17°- Ministre du Tourisme: RATSIRAKA Iarovana Roland

18°- Ministre des Transports et de la Météorologie: RAMANANTSOA Ramarcel Benjamina

19°- Ministre de l'Energie et des Hydrocarbures: RAMANANTSOA Rodolphe

20°- Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: RASOAZANANERA Marie Monique

21°- Ministre de l'Emploi, de l'Enseignement Technique et de la Formation professionnelle: TOTO RAHARIMALALA Marie Lydia

22°- Ministre de l'Environnement, de l'Ecologie et des Forêts: NDAHIMANANJARA Bénédicte Johanita

23°- Ministre des Ressources Halieutiques et de la Pêche: GILBERT François

24°- Ministre de l'Eau, de l'Assainissement et de l'Hygiène: RAVATOMANGA Roland

25°- Ministre de la Culture, de la Promotion de l'Artisanat et de la Sauvegarde du Patrimoine: RABENIRINA Jean-Jacques

26°- Ministre des Postes, des Télécommunications et du Développement Numérique: RAKOTOMAMONJY André Neypatraiky

27°- Ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions: ANDRIANJATO Razafindambo Vonison

28°- Ministre de la Jeunesse et des Sports: ANDRIAMOSARISOA Jean Anicet

29°- Ministre de la Population, de la Protection sociale et de la Promotion de la Femme: REALY Onitiana Voahariniaina

30°- Vice-Ministre auprès du Ministère des Affaires Etrangères chargé de la Coopération et du Développement: RAFATROLAZA Bary Emmanuel

31°-Secrétaire d'Etat auprès de la Défense Nationale chargé de la Gendarmerie Nationale: Général de Corps d'Armée PAZA Didier Gérard

32°-Secrétaire d'Etat auprès du Ministère des Ressources Halieutiques et de la Pêche chargé de la Mer: RANDRIANARISOA Léonide Ylénia

EDDY RABE

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Publié le par Eddy Rabe
08 avril 2016: le Premier ministre Jean Ravelonarivo (oui, le titre est toujours de rigueur) dément avoir signé et remis une lettre de démission aussitôt le décret de sa démission publié par la Présidence de la République.

08 avril 2016: le Premier ministre Jean Ravelonarivo (oui, le titre est toujours de rigueur) dément avoir signé et remis une lettre de démission aussitôt le décret de sa démission publié par la Présidence de la République.

Scène surréaliste au sommet de l'Etat! Alors qu'en début d'après-midi, la Présidence de la République de Madagascar, par la voix de son Secrétaire général, annonce la démission du gouvernement Ravelonarivo et l'acceptation de celle-ci par le président de la République à travers la publication d'un décret, le Premier ministre Jean Ravelonarivo (il convient toujours de l'appeler ainsi) a, dans la foulée, convoqué une conférence de presse pour un démenti catégorique. Pour lui, son entretien avec le Chef de l'Etat au Palais d'Etat d'Iavoloha relevait d'ordre professionnel et ce n'est qu'à la fin que ce dernier lui a demandé de présenter sa démission. Une demande qu'il a déclinée car il voulait d'abord prendre le temps de la réflexion et se référer à sa famille. Pour lui, il n'a ni signé, ni remis aucune lettre de démission. Le scénario prête à sourire et à une semaine auparavant, jour pour jour, on se serait cru en pleine farce de poisson d'avril. Sauf que l'imbroglio qui restera sans doute dans les annales de l'extravagante histoire politique de Madagascar est bel et bien réel et n'a rien d'une plaisanterie. Il révèle au grand jour les dissensions en coulisses qui subsistaient depuis des mois entre les deux hommes forts de l'Exécutif. Mais au-delà de ces affrontements publics, le pouvoir en place s'est, une fois de plus, démarqué pour son amateurisme et la présentation des faits a fait grincer des dents. Comment les conseillers de Hery Rajaonarimampianina ont-ils pu imaginer un tel scénario fondé sur l'usage de faux et usurpation de signature pour évincer le Premier ministre? Promulguer un décret dans de telles circonstances basées sur un mensonge flagrant relève d'une faute politique lourde et grave et inimaginable dans un pays démocratique. Si l'on se réfère aux dires du chef de gouvernement, son intérêt ne réside en aucun cas pas dans la fomentation d'une telle crise ouverte; lui qui s'appuyait sur ses fermes convictions de ne pas vouloir démissionner de son poste sans le recours de la Constitution. Les yeux des observateurs seront plus braqués vers Iavoloha. D'autant que la Présidence a aussitôt fait divulguer le décret mais n'a pas daigné rendre publique la lettre de démission.

Crise

Au lendemain de cette journée surréaliste, ce sont, une fois de plus, des millions de Malgaches qui vont se retrouver otages d'une nouvelle crise institutionnelle à venir. Qu'on le veuille ou pas, cette crise sera présente. Les adversaires de Hery Rajaonarimampianina vont s'engouffrer dans la brèche de ce mensonge d'Etat et du délit d'usage de faux pour le déstabiliser. Et même si Jean Ravelonarivo entend lui remettre sa vraie lettre de démission "à un moment opportun et pour l'intérêt supérieur de la Nation", selon ses propres affirmations, le président de la République ne peut échapper à la fragilisation de sa position au sein de l'Assemblée Nationale renforçant celle des partisans de l'article 54 de la Constitution rendant la nomination du nouveau Premier ministre comme un vrai casse-tête. Dans ce cas justement, la question est de savoir à quel moment le général Jean Ravelonarivo entend-il remettre cette fameuse vraie lettre de démission? Car en grand seigneur et grand gagnant dans l'histoire, Jean Ravelonarivo veut sortir par la grande porte, tête droite et bien droit dans ses galons, en mettant en avant l'intérêt supérieur de la nation dans la décision de sa future démission. Il dégage ainsi l'image d'une personnalité qui a fait taire son ego pour le bien du pays, alors qu'il était déjà bien isolé avant cet épisode rocambolesque. C'est de bonne guerre et on ne va pas le lui retirer la légitimité et ce, à quoi, devront s'attendre Hery Rajaonarimampianina et consorts. Jean Ravelonarivo va, certes, se retirer mais il ne va pas leur faire de cadeau; son démenti figure déjà comme les prémices de sa détermination à affronter le "boss". Son insoumission affichée depuis des mois sur sa démission aurait déjà dû alerter l'entourage du président de la République. Mais la faiblesse de vision politique de son état-major le mène une fois encore dans ce tâtonnement qu'on lui reconnaît depuis qu'il est aux commandes de la destinée du pays. Madagascar va encore plus se distinguer aux yeux du monde entier pour ses ridicules anecdotes politiques que pour sa propension à se développer. Le spectacle offert hier 08 avril par la plus haute institution du pays na va pas déroger à la règle et alimentera bien les chroniques insolites des médias et réseaux sociaux comme ça avait été déjà le cas lors du discours d'investiture plagié d'un certain... Hery Rajaonarimampianina. Si le pouvoir se débrouille toujours ainsi chaque année à couvrir Madagascar de ridicule, qu'elle semble encore bien loin 2018. Pour ne pas s'exprimer vulgairement...

EDDY RABE

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